Expérimentation de recharge des nappes alluviales des bassins versants de la zone de N'Gouronne - CR de Gabou
- Problématique
- Caractéristiques de la zone
- Diagnostic participatif
- Etudes préalables
- Réalisations
- Premiers résultats
- Reproductibilité
Cet article présente une étude expérimentale menée dans la zone de N’Gouronne, communauté rurale de Gabou, région de Matam, Sénégal Oriental. Cette zone est constitué de 9 villages et un hameau, pour une population totale d'environ 1500 personnes.
L'accès à l'eau potable de ces villages est assuré par 6 puits et 7 forages équipés de pompes manuelles. Compte tenu de l'importance de cheptel, ces ouvrages sont surexploités et sont insuffisants pour alimenter hommes et bétail.
Pour palier à ce manque d’eau, les populations exploitent les nappes alluviales superficielles des marigots, en creusant des puisards (appelés céanes ou Mbouli en langue pulaar. Cf. photo ci-contre) dans le fonds des vallées pour les usages domestiques et souvent alimentaires.
L'usage de ces céanes pose plusieurs problèmes :
La problématique de cette zone est donc double :
Dans ce contexte, l’étude propose la réalisation d’aménagements de surfaces, dans le but de renforcer l’infiltration des précipitations et une meilleure recharge des nappes afin d’allonger leur durée de vie. Ceci nécessite une connaissance approfondie de l’hydrodynamique superficielle de la zone pour déterminer les processus d’infiltration et de ruissellement des précipitations, ainsi que les types d’ouvrages à implanter. Il s’agit également de procéder à une brève étude hydrologique des bassins étudiés pour le dimensionnement des ouvrages.
Cours d'eau et sites de l'expérimentation
L’étude porte sur trois cours d’eau de la zone de N’Gourone. Les cours d’eau concernés sont des marigots temporaires : thiangol Gourel Dialoubé, Thiangol Mboulie Yiwel et thiangol Mbouli Lade. (Thiangol signifie marigot en langue pulaar)
Les bassins versants prennent naissance au pied de la pseudo-cuesta du Continental terminal, qui marque dans le paysage la transition des terrains paléozoïques à l’Est aux grès quaternaire à l’ouest. Ce relief correspond également à la ligne de partage des eaux entre le bassin du fleuve Sénégal et le fleuve Gambie.
Les têtes des bassins sont constituées d’épandages colluvionnaires à pente forte. Le réseau hydrographique est inexistant. Avec la concentration du ruissellement, des petits drains se forment vers l’aval. Un bas fond aux versants évasés apparaît dans la topographie, créant des zones d’inondation. (PLANCHON & al., 1987). En aval, les vallées s’élargissent considérablement et un lit mineur bien marqué apparaît, bordé par de petites levées alluviales. Tout le lit majeur est tapissé d’un remblai alluvial argilo-limoneux.
En règle générale, les thiangol présentent une succession de seuils et de cuvettes alluviales, correspondant à la partie médiane des marigots sahéliens (PLANCHON, 1987) Les cours d’eau de ces bassins ont fait l’objet d’un parcourt pédestre (GRDR/AIDDE/GRED, 2005) afin d’en analyse les principales dynamiques.
Géologie et Relief
La zone étudiée est située au droit des roches de la série de Bakel (Paléozoïque) composées de schistes et quartzites, légèrement métamorphisé et déformé à l’Est. La zone est affectée par une tectonique cassante polyphasée mais surtout à une tectonique souple marquée par des plissements isoclinaux serrés, souvent redressés. L’ensemble donne lieux à des filons et de nombreuses lentilles de quartz avec un pendage de 30 à 70° ouest.
Les quartzites constituent des guirlandes de buttes allongées et de crêtes rocheuses orientées Sud-Ouest / Nord-Est, au commandement de 50 à 80 m. Le sommet de ces buttes est plat, constitué de vestiges de carapace fissurées. Les flancs à pentes fortes (20 à 50%) sont très caillouteux, composés de grès et quartz.
Aux pieds de ces buttes s’étend le bas glacis, dégagé dans les schistes moins résistants à l’érosion qui autorisent la formation de petites vallées et plaines où s’inscrivent les lits des cours d’eau. Dans ces zone, le ravinement est intense, favorisé par des chemins préférentiel (pistes, remblais, murets) perpendiculaire au drainage.
Climat
La zone de N’Gourone s’intègre dans la zone tropicale semi aride, caractérisée par un climat de type soudano-sahélien, avec alternance d’une saison sèche de huit mois (Octobre à Mai) et d’une saison pluvieuse de quatre mois (Juin à Septembre). Les précipitations moyennes annuelles à Bakel sont de 521.7 mm (période 1978 – 2008) et volume décennal d’eau précipité est de 328 mm. Durant la saison sèche, les températures sont plutôt basses (24.4° en moyenne en janvier. Période 1961-1990) et quelques pluies d’arrière saison peuvent survenir. A partir de Mars, l’Harmattan apporte un flux d’aire chaud et très sec, qui entraine des températures élevées (en mai, les températures moyennes sont de 35°, les maximas peuvent fréquemment dépasser les 47°). A partir de Juin, l’Alizé austral de Sud à Sud Ouest apporte des masses d’aire chaudes et humides (plus de 70 % d’humidité relative). Les pluies sont abondantes, parfois à caractères cycloniques, pouvant atteindre 900 mm certaines années (1995). En général, il tombe près de 85 % des pluies de l’année de Juillet à Septembre.
Végétation
Le couvert végétal des basins versants de la zone de N’Gourone est caractéristique du climat soudano-sahélien. On trouve une savane arbustive plus de 40% des bassins, un peu plus dense dans le fond des marigots. Au sol, cet état de surface est constitué d’une alternance de surface nue encroûtée et de touffe arbustive composées principalement par des acacias. Dans le fond des cours d’eau, la strate arborée se densifie et délimitent bien l’étendue des nappes alluviales.
Cette savane est dégradée par le surpâturage et la sécheresse en une steppe arbustive. L’aboutissement de la dégradation des sols donne des surfaces dénudées de végétation. Enfin, les surfaces cultivées sont faiblement étendues, localisées principalement en aval des cours d’eau. Il s’agit de cultures en de mil et sorgo. L’activité de la mézofaune est modérée. (moins de 50%)
2. Transect
L’objectif principal de ce transect était une reconnaissance des secteurs traditionnels de creusement de céanes, la caractérisation de ces dernières (localisation, dénombrement, profondeur, capacité, durée de vie, qualité, utilisation) et l’estimation du potentiel géographique pour l’implantation d’ouvrages d’infiltration d’eau. Le transect était également l’occasion d’avoir une meilleure perception socio-économique de la zone (Type de végétation et de sols, pratiques agricoles, type d’exploitation, questions relatives à l’organisation foncière, partage de la ressource en eau) et plus généralement les problèmes divers rencontré le long du parcours.
Le transect à été réalisé le 13 avril 2008 en présence de trois personnes du GRDR, du responsable départemental de l’ARD de Bakel et de huit délégués villageois de la zone. Deux équipes ont suivies respectivement un tracé Nord et un tracé Sud, traversant un maximum de secteurs clé en matière d’accès à l’eau (zone de céanes, Cours d’eau non pérennes, forages et puits) puis un tracé médian à été parcourut afin de traverser certain villages de la zone. La distance totale parcourue est de 13.300 km.
9 secteurs distincts ont été mis en évidence :
Zone 1. Départ - Pt GPS 623
Cette zone, à sols argileux appauvri de type Niarwal, est vouée essentiellement à l’agriculture. Elle est traversée par les troupeaux qui se rendent vers la zone de pâturage située plus au Nord ainsi que lors des transhumances. L’intensité des cultures, l’absence de jachère ainsi que la faiblisse des intrants apportés conduisent à l’appauvrissement des sols, à la disparition de certaines espèces arbustives et à des phénomènes d’érosion actifs.
La ressource en eau existe, avec la présence du Cangol Madina thalweg dont le lit mineur est très marqué et lieu de dépôts alluvionnaires, de taille assez importante. On y trouve plusieurs céanes de profondeur moyennes, (entre 4 et 6 mètres) situées dans le lit mineur et dans le coude d’un méandre avec un assez bon rendement. On compte également deux forages et un puits à proximité.Dans cette zone, les principaux problèmes viennent de la surexploitation des terres et de la déprise forestière qui provoque l’érosion hydrique et éolienne. Des potentialités d’aménagement existent, notamment pour l’implantation de barrages de réalimentation de la nappe. Le substratum argileux imperméable affleure en effet en aval de la zone de céanes, ce qui laisse supposer une cuvette de rétention alluviale à ce niveau. Toutefois, la faible profondeur des céanes abandonnées indique une faible épaisseur des alluvions. De plus, il n’existe à proximité aucun affleurement latéritique pouvant livrer des matériaux pour la construction d’ouvrage.
Zone 2. Pt GPS 623 - Pt GPS 625
La seconde zone correspond à un plateau sableux aride de type Seno, au relief peu marqué. La principale culture pratiquée est le Souna. On y trouve également des parcours de bétail en direction de la zone de pâturage au Nord. La terre s’appauvrie en raison de la surexploitation et l’absence d’intrants. L’érosion éolienne y est importante, en raison de la disparition des espèces arbustives.La ressource en eau est absente, ainsi que l’érosion hydrique. La problématique de cette zone réside dans la pauvreté des sols, et pourrait être compensée en installant des enclos à bétail afin de fertiliser la terre avec la fumure animale. L’érosion éolienne pourrait être réduite en plantant des haies vives.
Zone 3. Pt 625 - Pt 630
Cette zone est composée de sol sableux de type Seno. Les principales activités y sont l’agriculture, l’élevage, les corvées d’eau et travaux domestiques ainsi que la confection de matériaux de construction. On constate également la présence d’un parc à vaccination et d’un vaste enclos pour parquer les bovins en vue de fertiliser les terres. Toutefois, la construction des barrières n’est pas suffisamment efficace pour retenir les bovins. Il existe enfin un petit commerce au village.La ressource en eau est présente, avec un forage, le Cangol d’assez bonne dimension et d’une zone de céanes productives de faible profondeur (Environ 4 mètres) en aval. Une zone de bas fond est présente où prend naissance le Cangol Gourel Dialloube. Il est formé par la réunion de plusieurs petits ravins à environ 1.5 km au nord. Suit une zone de bas fond large de 100 mètres environ dans laquelle nait le Cangol. A la hauteur du point, les versants hauts de 5 mètres environs sont armés par des affleurements latéritiques. Le substratum argileux affleure dans le fond du Cangol.
Plusieurs contraintes et potentialités sont identifiées dans cette zone :
Zone 4. Pt GPS 630 - Pt GPS 639 (Jonction des deux tracés)
Cette zone est constituée de sol argilo-sableux appauvris de type Niarwal. On y trouve également plusieurs affleurements latéritiques. Il s’agit d’un plateau en contre bas de deux collines. Les cours d’eau non pérennes y sont profondément incisés. Les principales activités agricoles sont l’élevage et la recherche de paille pour le fourrage et le toit des cases. On note également la présence de quelques enclos à bovins. Cette zone doit faire face à la disparition de certaines espèces arbustives favorisant l’érosion éolienne et hydrique sur les berges des cours d’eau.La ressource en eau y est limitée. Situé en aval de la confluence de deux cours d’eau non pérennes à lits mineurs très marqués, se trouve un barrage en cours de construction destiné à la création d’un plan d’eau de surface pour l’abreuvement des bovins. Toutefois, les alluvions semblent insuffisantes pour permettre la formation d’une nappe alluviale conséquente. La présence d’un puits abandonné semble confirmer cette absence d’eau dans le sous sol.
Ici, les potentialités d’aménagements se résument à la protection contre l’érosion éolienne par la plantation de haies vives à même de retenir les sédiments. L’implantation de seuils construits de type gabion devrait également réduire l’érosion hydrique en ralentissant les écoulements.
Zone 5. Point de jonction - Boulies Tobito
Cette zone est constitué de sols argileux imperméables de type Faro et de sols noirs perméables de type Seno. Cette zone est principalement dédiée à l’élevage, à l’agriculture et on y trouve certaine espèce végétale aux vertus médicinales.La ressource en eau est présente, avec deux cours d’eau non pérennes (Cangol Dialloube et Cangol Samba Gouro) et plusieurs céanes pouvant aller jusqu’à 8 mètres de profondeur. Les problématiques résident dans l’appauvrissement des terres de culture suite à une surexploitation et l’absence de jachère et la disparition de certaines espèces végétales. L’absence de délimitation réelle des parcelles est également la cause de conflits entre usagers. Les points d’eau s’assèchent rapidement du fait de leur utilisation intensive. L’érosion hydrique (ravinement) y est active.
Le potentiel d’aménagement est réel compte tenu de l’épaisseur supposée importante des alluvions. Des digues filtrantes et des micros barrages dans les fonds des cours d’eau non pérennes pourraient favoriser l’infiltration. Des aménagements contre l’érosion sont également à prendre en compte, comme des haies vives ou des enrochements.
Zone 6. Boulie Tobitto - Boulie laddé
Cette zone est constituée de sol rouges imperméables de type Faro et de sol noirs perméables de type Seno. Les activités consistent résident principalement dans le creusement des céanes destinées à l’agriculture, l’élevage, l’abreuvage du bétail, mais également dans des activités domestiques, tel que la corvée d’eau pour l’eau de boisson ou les taches ménagères.La ressource en eau est importante, les céanes nombreuses et bien alimentées. Leur grande profondeur indique une nappe importante, présente dès 3 mètre sous la surface et pouvant aller jusqu’à 12 mètres de profondeur, seuil des plus profonde céanes.
Cette zone présente les signes généraux d’appauvrissement des sols (ravinement, disparition d’espèce végétale) et la grande profondeur des céanes pose problème lors de leur surcreusement. Toutefois, ce site dispose d’un bon potentiel alluvial et une nappe importante.
Zone 7. Boulie Lade - Cangol Bellal

Cette zone sableuse présente des sols de type Seno et Faro. Des affleurements rocheux sont également à noter, comme le montre les échantillons récoltés sur le terrain. Les activités s’articulent autour de l’agriculture, de l’élevage (présence d’enclos à bétail) de l’exploitation de certaine espèce aux vertus médicinales.
La ressource en eau est importante, avec de nombreuses céanes creusées dans le lit mineur et aux environs du Cangol Bully Ladde. Dans ce secteur, l’épaisseur des alluvions est épaisses et la nappe potentiellement importante.
Outre l’appauvrissement des sols et la raréfaction d’espèces végétales, le principal problème vient de l’érosion régressive de certains ravins qui menacent de capturer le cours du Cangol principal. Les céanes tarissent ainsi de façon précoce.
Ce site présente une ressource en eau sous terraine abondante mais nécessite des ouvrages de protection face à l’érosion régressive. Afin de préserver la qualité des sols, une diversification des cultures est à prévoir. Les aménagements doivent viser combattre principalement le ravinement, à l’aide de solution à court terme de type gabions et enrochement mais également en favorisant la réapparition d’un couvert végétal fixateur des berges.
Zone 8. Cangol Bellal - Confluence avec le Cangol Wadu Bomsé

Cette zone est composée de sol argileux appauvris de type Niarwal et de dépôts alluvionnaires dans le fonds des cours d’eau. Les activités principales sont l’agriculture, des terres en jachères, l’élevage et le parcage d’animaux, ainsi que la confection de matériaux de construction.
Ce secteur compte le seul forage pérenne de la zone de N’Gourone, utilisé par plusieurs villages environnants. Concernant les eaux de surface et de sub surface, elles semblent rares comme en témoigne l’absence de céanes dans cette zone.
Les terres doivent faire face à des baisses de production des terres sur exploitées et la faiblesse des intrants. On constate également des processus de ravinement hydrique et d’érosion des berges des cours d’eau non pérennes. Enfin, le forage, bien que productif, est en mauvais état. Les abords nécessiteraient des aménagements de surface, notamment d’imperméabilisation des abords, et l’installation d’abreuvoirs suffisamment éloignées.
Zone 9. Confluence avec le Cangol Wadu Bomsé - Point de départ
Cette zone est constituée de sols sableux imperméable de type Faro. Les activités principales sont l’agriculture, l’élevage et les corvées d’eau.La zone dispose d’un forage à faible rendement et d’un puits tarissable. Les quelques céanes creusées dans le fond du Cangol Madina sont de faible profondeur et s’assèchent rapidement. On note toutefois la présence de plusieurs mares et bas fonds asséchés.
Cette zone ne dispose pas d’un potentiel suffisant pour permettre l’établissement d’une nappe alluviale importante. Les potentialités résident dans l’aménagement des points bas (surcreusement, diguettes, mais également prévention de l’évaporation) afin de retenir le plus longtemps l’eau dans ces endroits.
Le caractère expérimental de ce projet nécessite une parfaite connaissance du terroir mais également l’adhésion des populations qui y vivent. Lors de plusieurs assemblées communautaire, les échanges avec les habitants de la zone ont permis de saisir au mieux les réalités géographiques et sociales qui se tissent autour de l’eau. Les objectifs de l’expérimentation ont été présentés et le choix des sites d’implantations ont finalement été fixés en accord entre les prescriptions techniques et les volontés des populations.
1. Dynamiques sociales
1.1 - Eléments historiques
Ngouronne est le diminutif du mot « gouré » ; d’origine pulaar, il signifie regroupement de plusieurs petits villages ou hameaux . le sens du mot est lié à la manière dont s’ est fait le peuplement dans la zone ;celui-ci s’ est constitué successivement en petits villages dont chacun porte le nom de son fondateur ;les premiers habitants seraient venus, il ya environ 300 ans de Ferlo fouta et de ferlo boundou qui sont des zones de d’ agricultures et d’ élevage.les raisons de l’ installation sont principalement la recherche de terres de pâturages et de cultures ;à l’ époque de la découverte de la zone de ngouronne, les terres étaient abondantes, fertiles et propices aux activités agro- pasotorales.la dispersion de l’ habitat, serait liée à trois raisons principales : d’ une part, les populations sont venues d’ origine diverses, d’ autre part, du fait que l’ activité agro-pastorale demandes de l’ espace, et en fin, il ya la volonté de chacun de disposer de ces propres terres pour la libre exercice de ces activités.
1.2 - Chefferie et pouvoir local
Le mode de désignation le plus pratiqué est l’héritage ; la chefferie du village est en effet transmise de père en fils, puis à ses descendants ; rare sont les cas ou le chef du village est choisi de manière démocratique par les habitants.il s’agit par ailleurs des stratégies de maintien du pouvoir local, sachant que le chef du village est la porte d’entrée incontournable pour toutes actions de développement au niveau village.
Le chef du village incarne l’autorité dans son village dont il considère souvent comme une propriété ; il y représente l’administration locale et recouvre la taxe rurale. Il est en effet l’institution administrative comme l’imam est l’institution religieuse, il joue le rôle de médiateur et d’arbitre dans son village en adoptant une attitude neutre ; ce qui n’ est pas toujours le cas. Avant, le chef du village avait le monopole de la décision ; à son absence personne d’autre n’était habilité à prendre la décision. Actuellement la présence des intervenants extérieurs le territorial provoquer le renversement progressif de la tendance bien qu’ on sent encore la prépondérance de l’ avis du chef de village dans certains domaines comme le foncier. En effet, la prise de décision devient plus concertée ,populations sont d’ avantage impliquées dans le processus de prise de décision à travers notamment les organisations communautaires ou cadres de concertations .par contre l’ implication des femmes à la prise de décision est très faible; lors des réunions elles ne semblent pas à priori concernées, il faut demander leur présence en s’ appuyant sur le chef du village ou d’ autres personnes ressources.la concertation au niveau de la zone est souvent contrainte par le manque de communication et d’ information entre les populations elles mais aussi entre elles et les autorités étatiques ou locales .Le manque de communication entre le pouvoir local et les villageois constitue l’ un des blocage majeur pour le économique et sociale de la zone ; sur le plan politique, il faut noter que la zone de ngouronne n’est pas représentée dans l’instance de décision qu’est le conseil rural
1.3 - Gestion foncière
La zone de ngouronne est traditionnellement une zone de cultures et d’élevage, deux activités dont la pratique demande une disponibilité foncière. Bien que ce soit le conseil rural qui soit compétents en matière domaniale, le poids de la tradition se fait encore sentir dans l’affectation et la gestion des terres ; En effet pour les besoins à usage agricole ou d’habitation les intéressés s’adressent directement au chef de village qui peut leur désigner des parcelles ou surfaces cultivables .Sur cette question complexe de la gestion foncière, le conseil rural reste le maitre d’œuvre mais il faut noter que le poids de la tradition se fait encore sentir. Quant à la disponibilité foncière pour la réalisation d’éventuels ouvrages, elle ne pose pas de problème ; car disent ils que le problème de l’eau étant prioritaire, elle prime sur toute autre activité ; autrement dit, les populations n’hésiteront pas à céder leur parcelles de terres cultivables pour la réalisation d’ouvrages tendant à résoudre le problème d’eau dans la zone.
1.4 - Cohésion sociale
A priori il existe une forte cohésion sociale dans la zone de ngouronne.les chefs de village et l’imam sont les catalyseurs et les personnes de références de la zone.il n’ a pas été signalé l’ existence de conflits inter-villageois ;Par ailleurs le manque de communication entre les villages, en dehors des rencontres provoquées par l’ extérieur est déploré par certains notables ;ce qui ne favorise pas du coup le développement de réseaux de solidarité traditionnelles à l’ échelle de la zone .cette situation est contre dite quant au mode d’exploitation des terres cultivables , des séances ou marres. Etant quasiment situé sur le même terroir, les villages partagent les terres, les mêmes séances et les mêmes zone de pâturages ; par exemple la plupart des bulli se situent dans les champs d’autrui et pourtant tous les villages y possèdent des séanes et y ont le même droit d’usage que le propriétaire des terres abritant les séances .Par contre dans certains villages il ne manque de constater l’existence de conflits latents notamment liés à des problèmes de chefferie de village ;le mode traditionnel de désignation étant contesté .cependant ces cas sont rares et même s’ il existent ne sont pas toujours signalés .
Sur le plan des conflits éventuels autour du point d’accès à l’eau potable, du fait que la rareté de ce liquide précieux, il arrive que les populations du village d’implantation se considèrent comme prioritaire sur les villageois environnants par rapport à l’accès à l’eau .cette attitude crée des frustrations chez ces derniers. Cette attitude peut s’interpréter non comme une attitude de mépris mais comme une résultante de la corvée d’eau sachant que les rares ouvrage qui existent ne sont pas pérennes et n’arrivent pas à ravitailler correctement le village d’implantation à plus forte raisons ceux environ.
Rapports avec l'expérimentation
Lors de plussieures assemblées, des discussions ont été menées avec les populations en fonction de la connaissance qu’ils ont de leur zone et des enjeux de l’expérimentation. Les discussions ont porté entre autres sur : les sites potentiels aménageables, les raisons ayant conduit au choix, l’engagement et la mobilisation autour du des travaux, le mode de participation, les mécanismes de suivi, d’entretien et de pérennisation des ouvrages.il a été également abordés les conflits éventuels et gestion, les avantages, les risques liés à la mise en œuvre des ouvrages et en fin quelques perspectives de solutions.
Bénéfices attendus
Abordant la question sur les avantages liés à la réalisation des ouvrages, les populations ont exprimé plusieurs attentes dont le principal est la réduction de la corvée d’eau aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Ainsi, les ménagements sur les sites ciblés auront l’avantage de diminuer le recèlement des eaux de pluie, leur infiltration ; cette dernière permettra la recharge des nappes diminuant du cout le tarissement des points d’eau. D’autres parts ces ouvrages peuvent constituer des solutions pour l’abreuvement du bétail ce qui permettra la décharge du cheptel autour des points d’eau comme les forages et les puits ; l’autre avantage est la possibilité de pratiquer les cultures hors saison comme le maraichage. La diminution de la corvée notamment chez les femmes permettra aux populations de s’occuper d’autres activités génératrices de revenus comme le maraichage.ces activités auront l’avantage d’améliorer les revenus des populations et en même temps le niveau de vie des populations.
Engagement
Dans tous les villages, les populations ont manifesté tout leur engagement et leur détermination à se mobiliser autour des activités du projet ;la discussion avec les jeunes qui représentent la frange la plus importante en terme de main d’ œuvre, a montré leur adhésion à ce volet expérimental qu’ ils considère comme étant la solution durable au problème crucial d’ eau de leur localité ; Le temps de corvée d’ eau pour les populations , notamment les femmes, étouffe toutes autres initiatives de développement. Malgré la pénibilité des activités liées à la recherche d’eau, les populations s’engagent à participer activement à la mise en œuvre du projet. L’exemple du barrage en cours de réalisation avec l’appui du GRED a été utilisé pour illustrer la pertinence de la recherche de solution et le degré d’engagement de la population pour lutter contre ce phénomène récurrent de manque d’eau. Par ailleurs l’acceptation des migrants à s’organiser pour appuyer les initiatives dans ce sens est un également un facteur d’engagement et de motivation vis à vis de la solution de recharge des nappes.
Participation
La question de la participation des populations à la réalisation des ouvrages a été également abordée avec les populations. En réponse à cette question, celles-ci comptent matérialiser leur engagement par une participation aux travaux du projet .Cependant cette participation ne peut être pour elles qu’une participation par nature étant entendu que les revenus des populations sont jugés faibles et ne permettent pas une contribution financière pour la réalisation de grand ouvrages.
L’autre motif qui soutient l’option de la participation par nature est la disponibilité de la main d’œuvre, notamment chez les jeunes. A certaines périodes de l’année, comme la saison sèche, il ya la disponibilité de la main d’ œuvre ;la principale occupation à cette période étant le creusage des séanes et l’abreuvement du bétail. En effet disent ils « nous sommes prêts à participer, voire se sacrifier pour contribuer à toutes actions tendant à résoudre le problème d’eau dans les villages » ; un autre interlocuteur disait : « ici l’eau est prioritaire sur tout autre activité, même les activités agricoles, c’ est pourquoi nous pourront toujours nous organiser pour trouver de la main d’œuvre, quelque soit la période, pour participer aux travaux de réalisation des ouvrages » cette participation par nature correspond par ailleurs à la mobilisation de la force physique en apportant de l’ eau, des pierres, des matériaux quelconques, le défrichement des sites à aménager, le suivi des travaux etc.
Suivi
Les populations de ngouronne sont conscientes de la nécessité d’accompagner le processus, avant pendant et après les réalisations. Les discussions ont portés cependant sur le comment de cet accompagnement. Plusieurs propositions de solutions ont ainsi été faites dont la plus récurrente est la création d’un comité inter- villageois qui s’occuperait de l’entretien et du suivi des ouvrages ; sa mise en œuvre nécessiterait la concertation de tous les villages afin de partager les rôles et responsabilité liées à la mise en œuvre des ouvrages ;
L’infiltration correspond à la part des précipitations reçues par un basin versants qui pénètre dans le sol et participe à la recharge des nappes alluviales. L’infiltration est étroitement liée au ruissellement, qui est la part des précipitations qui parvient à l’exutoire d’un bassin sans avoir pénétré dans le sol.
Les mécanismes complexes qui commandent le ruissellement et l’infiltration dépendent du volume de précipitation mais surtout des propriétés des sols des bassins. Pour une hauteur pluviométrique annuelle inférieure à 800 mm, de nombreux travaux (COLLINET et al., 1980 ; CHEVALLIER, 1982; CHEVALLIER et VALENTIN, 1984 ; GATHELIER et al., 1987 ; GATHELIER et IODA, 1986) ont montré que les éléments déterminants de l'infiltrabilité sont les caractères d'état de surface qui intègrent le couvert végétal, la surface du sol et les organisations pédologiques superficielles ayant subi des transformations sous l'effet des facteurs météorologiques, fauniques ou anthropiques.
D’autre part, des essais effectués au simulateur de pluie ont montré que sur des argiles, des regs, et même sur certains sables faiblement argileux, pouvait se former une pellicule très imperméable, parfois appelée pellicule de battance, qui pouvait favoriser considérablement le ruissellement, au détriment de l’infiltration. Sur la zone de N’Gourone, un ensemble d’analyses permettent de préciser ces mécanismes pour les bassins versants étudiés.
Pédologie
Plusieur sondages électriques réalisés sur la zone ont confirmé l’existence d’un recouvrement alluvionnaire important. Les propriétés granulométriques de ce recouvrement vont conditionner les processus d’infiltration et de ruissellement. Dans le but d’identifier ces propriétés des couches superficielles des sols de la zone, des études géotechniques ont été réalisées sur les trois bassins versants. Trois sondages par bassins sont réalisés : un dans l’axe du cours d’eau et deux sur les berges. Les résultats sont présentés dans le tableau suivant.
|
BV |
Sondage |
Nature des
matériaux |
Limites d'Altenberg |
Granulo |
teneur en eau |
||
|
LL |
LP |
IP |
% < |
W% |
|||
|
Bouli Yiwel |
S11 |
Limon sableux marron |
18.5 |
9.4 |
9.1 |
35.6 |
6.8 |
|
S12 |
Sables limoneux |
n/a |
n/a |
n/a |
17.8 |
3.1 |
|
|
S13 |
Limon sableux gris - jaunâtre |
19.6 |
9.6 |
9.9 |
36.5 |
7.1 |
|
|
Thiangol Madina |
S21 |
Limon sableux jaunes |
23.5 |
10.8 |
12.7 |
56.9 |
6.5 |
|
S22 |
Limon sableux jaune gris |
21.5 |
10.2 |
11.3 |
39.6 |
6.8 |
|
|
S23 |
Limon sableux jaunes |
18.6 |
9.2 |
9.4 |
35.5 |
6.4 |
|
|
Gourel Dialoubé |
S31 |
Limon sableux marron |
17.3 |
8.3 |
9 |
34.9 |
6.4 |
|
S32 |
Limon sableux gris - jaunâtre |
20.5 |
9.8 |
10.7 |
37.5 |
6.5 |
|
|
S33 |
Limon sableux jaunes |
20.4 |
9.7 |
10.7 |
37.3 |
6.3 |
|
Ces résultats viennent compléter la bibliographie régionale (CHARREAU, FAUCK, 1965) et permet de mettre en évidence cinq principaux types de sol :
Comptes tenus des propriétés granulométriques et plastiques des sols de la zone de N’Gourone, les conditions d’infiltration semblent faibles. La forte teneur en argile et limons diminue la porosité efficace diminue l’infiltration globale des précipitations à la surface des bassins. Toutefois, les fonds de vallées et les cuvettes alluviales, tapissées de sédiment un peu plus grossiers semble plus favorable à l’infiltration.
Organisation pelliculaire superficielle
Les analyses granulométriques permettent de déterminer la stabilité structurelle des sols. (MONNIER & STENGEL, 1982) Cette propriété est un facteur essentiel d’apparition d’une pellicule de battance qui encroûte les sols et privilégie le ruissellement des précipitations au détriment de leur infiltration.
Les sondages effectués dans la zone révèlent une instabilité structurale important. Ces sols sont fortement sujets à l’apparition d’une pellicule de surface.Les encroûtements superficiels des sols de la zone de N’Gourone correspondent à plusieurs types de pellicule de surface et sont mis en place de façons différenciées. Leur détermination est délicate car ces bassins présentent une mosaïque complexe de placettes hétérogène.
Les bassins versants de la zone présentent quatre types de pellicule qui peuvent être décrites par la classification de CASENAVE et VALENTIN :
|
|
Ki% |
Lr |
|
Croûte structurale |
40 - 55 |
0.5 PU - 10 |
|
Croûte structurale arborée |
60 - 70 |
0.5 PU - 10 |
|
Croûte d'érosion |
10 - 20 |
0.95 PU - 0.9 |
|
Surface cultivée |
60 - 75 |
0.2 PU - 3 |
Ces croûtes permettent de déterminer les surfaces élémentaires et de caler les cœfficient d’infiltration et de ruissellement. Pour la zone ne N’Gourone, on obtient le tableau ci contre :
les surfaces élémentaires
En croisant les caractéristiques des sols, des organisations pelliculaires de surface et de la végétation, on peut dresser une typologie des surfaces élémentaires des bassins et décrire ainsi les mécanismes d’infiltration et de ruissellement de la zone.
Thiangol Madina |
Thiangol Gourel Dialoubé |
Thiangol Bouli Yewel |
||||||
Surface (Km²) |
% |
Surface (Km²) |
% |
Surface (Km²) |
% |
|||
| Zone de Culture Pluviale | 0.76 |
6.75 |
0.21 |
1.49 |
0.15 |
1.32 |
||
| Sol Nu | 0.42 |
3.76 |
0.20 |
1.42 |
0.00 |
0.00 |
||
| Steppe Arbustive sur Sol Sablo-Argileux | 2.31 |
20.54 |
0.80 |
5.80 |
0.50 |
4.37 |
||
| Savane Arborée sur Fond de Vallée | 0.63 |
5.57 |
0.63 |
4.56 |
0.88 |
7.68 |
||
| Savane Arbustive sur sol Sablo-Argileux | 5.93 |
52.86 |
6.45 |
46.81 |
4.43 |
38.62 |
||
| Sol Minéral brut | 1.18 |
10.51 |
5.50 |
39.92 |
5.50 |
48.00 |
||
| Surface total | 11.23 |
100.00 |
13.78 |
100.00 |
11.46 |
100.00 |
||
Compte tenu de l’analyse des modalités de l’infiltration et du ruissellement de la zone, les bassins versants de la zone de N’Gourone peuvent être assimilé aux classes de perméabilité de Rodié suivantes :
Estimation des écoulements
|
|
Q10 m3/s |
|
Thiangol Madina |
32.96 |
|
Thiangol Gourel Dialoubé |
28.75 |
|
Thiangol Mbouli Yiwel |
22.71 |
L’estimation des écoulements est importante pour dimensionner les ouvrages. La crue de fréquence décennale est retenue pour cette étude. En l’absence de jaugeage des bassins versants retenus, deux méthodes (ORSTOM et CIEH) ont été extrapolées de nombreuses études hydrographiques dans plusieurs bassins versants d’Afrique de l’ouest. Pour l’étude des crues de la zone de N’Gouronne, c’est la méthode ORSTOM, aussi appelée « méthode de Rodier pour le calcul des crues décennale » qui est retenue. Cette méthode se base notamment sur la pluie décennale, la physiographie des bassins versants, le cœfficient de ruissellement et l’in filtrabilité globale du bassin (classes de rodier).
A défaut des pluies maximales journalières, les cumuls mensuels maximums ont servi à la détermination de la pluie décennale P10. En ajustant l’échantillon de données à une loi de GUMBEL, on trouve P10 = 328 mm
Les valeurs de la crue décénale par bassins calculées sont résumés dans le tableau ci-contre :
Les caractéristiques des sols qui composent les versants entraînent une infiltration faible et un ruissellement intense. Les précipitations massives et concentrées dans l’intervalle de quelques heures sont concentrées dans le réseau de drain et rapidement évacués vers l’exutoire. D’autre part, la porosité des sols des cuvettes alluviales et des lits mineurs est beaucoup favorable à l’infiltration.
Ainsi, les aménagements retenus sont situés directement dans le lit des cours d’eau afin d’allonger le temps de rétention des eaux ruisselées dans les lits mineurs et favoriser leur épandage dans les zones de bas fonds pour augmenter le temps de submersion des terrains perméables et favoriser l’infiltration.
Des semblables études menées dans des contextes climatiques similaires ont montré l’efficacité de ces méthodes. Le barrage expérimental de Torodi, au niger, construit par la JGRC en 1984 a entraîné un volume de recharge de 7 mm/J soit 1400 m3/j sur la totalité de l’aire de stockage. Au Mali, dans la région de Kayes, le GRDR a également conduit ce type d’expérimentation, avec des résultats positif.
Trois types d’aménagement sont retenus pour répondre à ces objectifs. Il s’agit de digues filtrantes, de digues déversantes et du creusement d'une mare artificielle.

les Digues filtrantes
Les digues filtrantes sont implantées directement dans le lit mineur des cours d’eau, dans les secteurs de Thiangol Gourel Madina, Thiangol MBouli Yivel et Thiangol Gourel Dialoubé. Leur vocation est d’aplatir l’hydro gramme de crue afin de ralentir les écoulements. Elles sont constituées de gabions filtrants constitués de cubes en grillage tressés de 1 mètre cube, remplis de blocs de latérite. Elles sont associées deux à deux le long du cours d’eau, formant une succession de petits seuils filtrants.
La digue fait office de filtre poreux qui permet d’allonger le temps d’écoulement et favoriser l’infiltration dans les terrains sableux des lits mineurs. Après plusieurs crues, les digues se seront étanchéifiées par fixation des sédiments en suspension et colmatage des gabions par la charge solide transportée par le cours d’eau. Il s’en suivra une succession de petites cuvettes alluviales artificielles où une nappe alluviale pourra être retenue.
Le projet à construit 6 digues filtrantes de longueur variable, comprise entre 40 m et 150m. le cout d'une digue varie entre 3 000 000 FCFA et 5 000 000 FCFA.

Approvisionnement du chantier en pierres

Creusement de la tranchée et mise en place ce des matériaux pour le tapis filtrant

Digue filtrante en enrochement


Zone humide en amont d'une digue filtrante 24 heures après les précipitations
Les digues déversantes
Les digues déversantes sont implantées au droit d’un resserrement de la vallée, directement en aval d’une cuvette alluviale. Dans la zone de N’Gouronne, le bas fonds en aval de Gourel Dialoubé est favorable à l’implantation de ce type d’infrastructure.
Le principe de ce type d’aménagement vise à retenir les écoulements et de créer en amont une surface inondée temporaire. Il s’agit d’une digue en terre compacte imperméable à travers toute la vallée. La partie centrale de la digue comporte un déversoir en gabion, pour empêcher le contournement de la digue.
Compte tenu du degré d’évaporation, la zone inondée reste pérenne que quelques mois après la fin des pluies. Toutefois, cette retenue d’eau permet d’allonger le temps de submersion des bas fonds et d’augmenter substantiellement les quantités d’eau infiltrées.
Gourel Dialoube - Site d'implantation de la Digue Déversante

Coupe du déversoir

Ecran d'étanchéité

Construction du deversoir et surcreusement en amont de la digue

Pose du radier

Un coté de la digue et du deversoir

Niveau de l'eau dans le reservoir après une crue



Retenue
Suivi des infrastructures
Suivi des nappes
Projet E3SA





